La Roustide en AMAP


La Roustide et son passage en AMAP : motivations et buts !


Jusqu’en mars 2006, La roustide était en grandes cultures (300 000 salades, 11 hectares de céréales, 60 000 kg courgettes et 120 000 kg de melons avec diverses petites quantités d’autres produits comme aubergines, tomates, poivrons, fenouil, choux...) avec environ 6 produits par an commercialisés principalement à 90 % sur l’Allemagne et la Suisse. Nous ne pouvions plus continuer ainsi, car les prix de revient étaient de plus en plus élevés et les prix d’achat fixés par les acheteurs (et non par nous!) étaient de moins en moins élevés.

L'exploitation de La Roustide n’était plus viable et l’endettement grandissant nous avons dû chercher une nouvelle manière de pratiquer le métier qui nous tient à coeur. C’est pourquoi nous avons mûrement réfléchi pendant environ 2 ans afin de restructurer l’exploitation et c’est ainsi que nous sommes entièrement passés en AMAP en avril 2006.

Nous travaillons sur 20 hectares de terre, 16 000 m² de serres, et environ 8 hectares de plein champ, nous faisons tourner les terres de dehors tous les 3 ans en mettant en jachère le reste des terres non occupées.

Le but était de fidéliser notre personnel qui n’était que saisonnier, de nous faire à chacun un petit salaire, chose que nous n’avions plus depuis 3 ans, et aussi de faire connaître notre métier car nous n’avions jamais de retour des personnes qui consommaient nos produits. Ce n’est pas facile de passer de 6 produits à environ 70 à l’année, toute une nouvelle technique que nous sommes en train d’apprendre, un autre métier dans la même profession. Nous voulions également pérenniser notre exploitation et valoriser la terre.

Pour en savoir plus sur les actions de La Roustide :
- La Roustide ?
- La Roustide en AMAP
- Bio Agricultures
- Stagiaires
- Pédagogie enfants / adultes & Racines
- Formation et parrainage d'agriculteurs
-
Solidarité paysans



Le contenu des paniers de légumes est apporté chaque semaine sur le lieu de distribution de 5 AMAPs...


Aujourd’hui, l’exploitation de La Roustide fournit, chaque semaine, cinq AMAPs :
- Marseille (La Roustide du Cours Julien), le lundi,
- Martigues (A tout Bio), le mercredi,
- Villeneuve-lès-Avignon, le mercredi,
- Nîmes (A Nîmes Toi), le vendredi,
- Istres (La Roustid'Istres), le vendredi.

Le panier est composé de légumes et de fruits biologiques de saison provenant de leur exploitation. Ils sont pour la plupart ramassés le jour même. L’objectif étant de nous fournir une grande diversité de produits, certains fruits peuvent êtres issus d’une autre exploitation également en agriculture biologique.


La composition des paniers dépend du choix des producteurs mais également des aléas de la culture. Les membres de l’association sont solidaires des agriculteurs et acceptent les risques inhérents aux aléas de la production qui est en général suffisament diversifiée pour que l’abondance de certains légumes compensent une éventuelle pénurie d’autres légumes.


 
Le prix des paniers est calculé pour assurer la pérennité et le bon fonctionnement de l’exploitation (coûts fixes, rémunération des salariés, remboursement des dettes, investissements...) :
- le petit panier, pour deux adultes environ, coûte 16€ par semaine;
- le grand panier, pour deux adultes et deux enfants environ, coûte 26,50€ par semaine.



Qu'est-ce que le système AMAP?


L'objectif du système AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) est de pérenniser une exploitation agricole en la mettant au centre d'un nouveau modèle économique et social basé sur un équilibre entre tous les acteurs de ce système. C’est un système solidaire, fragile, qui s’inscrit au coeur des principes du développement durable. Il ne doit sa pérennité qu’à la compréhension des principes qui le régissent et aux relations que chaque acteur entretient avec les autres.



L’adhésion à un tel système remet en question des modes de fonctionnement auxquels nous sommes habitués par le système d’économie de marché.



Le consommateur et le producteur ne sont plus anonymes. Ils entretiennent une relation basée sur la transparence, la confiance et la solidarité tant au niveau des actions engagées et de leurs coûts que de l’utilisation des ressources et des revenus dégagés.

Nous ne sommes plus des consommateurs mais des « consom’acteurs» qui agissons de plein gré pour le soutien d’une agriculture paysanne.

Le prix du panier est fixé pour une saison afin de permettre au producteur de maintenir son exploitation et de s’assurer un revenu décent. C’est en acceptant ce principe que les producteurs et les « consom’acteurs » sortent tous deux du système régi par l’économie de marché. Il n’est donc plus question ni pour nous, ni pour le producteur, de comparer les prix du marché. Cette action de solidarité réciproque est donc effective dans les moments d’abondance comme dans les moments de manque.

Ce système n’a pas la vocation de convenir à tout le monde. Aussi il est ouvert et permet à chaque «consom’acteur» d’en sortir à la fin de son engagement.


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